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Oscar HEISSERER

Né le : 18.07.1914 à Schirrhein (Bas-Rhin)Décédé le : 07.10.2004 (~90ans)
Nationalité : française FranceTaille : 1.70 m • Poids : 72 kg
Poste : Milieu
Né au cours de l’été 1914, Oscar Heisserer fut, sans aucun doute, le plus grand joueur de football alsacien de l’histoire. Il connu en effet un destin glorieux que ce soit sous le maillot du Racing Club de Strasbourg, du Racing Club de Paris ou de l’Equipe de France sous lequel il disputa une coupe du monde et dont il fut le capitaine à sept reprises.

Ses premières armes de footballeur, il les effectua modestement dans son école à Haguenau et c’est seulement à l’age de 17 ans qu’il joue pour la première fois en club, dans son village natal de Schirrhein avant de rejoindre rapidement les rangs du FC Bischwiller. C’est dans les rangs de ce dernier club que Oscar Heisserer s’affirmera comme étant un joueur solide physiquement et d’une endurance hors du commun. Il était en outre un remarquable technicien, spécialiste des coups francs et possédait la réputation d’avoir un courage hors du commun. En tant qu’avant centre, il empila les buts et contribua fortement aux deux titres de champion d’Alsace obtenus par le club de Bischwiller lors des saisons 1933 et 1934. Le Racing ne pouvait rester longtemps insensible au talent de ce jeune prodige et c’est fort logiquement que Oscar Heisserer enfila la tunique bleue à partir de l’été 1934.

Professionnel absolument irréprochable tout au long de sa carrière, Heisserer mettait un point d’honneur à soigner son hygiène de vie et sa condition physique. Les folles soirées dans les winstubs strasbourgeoises se déroulaient sans lui. Cet état d’esprit et sa force de travail lui permirent de s’adapter rapidement au plus haut niveau et de mener le jeu d’une équipe strasbourgeoise qui allait alors effectuer l’une des plus belles saisons de son histoire, n’échouant que d’un tout petit point dans la quête du titre de champion de France.

Les années d’avant guerre allaient être riches en émotions pour les amoureux du Racing, émerveillés tous les week-end par la classe du tandem Heisserer-Rohr dont l’entente était parfaite et qui constituait la clé de voûte de l’équipe strasbourgeoise. L’un des points d’orgue de cette période faste fut évidement la finale de Coupe de France, hélas perdue face à Sochaux, en 1937. Sportif accomplit, Oscar Heisserer disposait également d’une tête bien faite car en parallèle de sa carrière professionnelle, il était également responsable de la Banque Populaire du Neudorf !

Très vite, du fait de ses performances répétées, sa réputation allait franchir les frontières de l’Alsace. Et c’est fort logiquement que Oscar Heisserer allait, à l’âge de 22 ans, connaître les joies de sa première sélection en équipe de France face à la Yougoslavie. L’ancien prodige de Bischwiller devient alors le symbole et porte drapeau de toute une région qui vibra à chacune de ses sélections en équipe de France, dont il fut notamment l'un des piliers incontestables lors de la Coupe du Monde 1938. Il fut du fameux quart de finale de Colombes face aux champions du monde italiens et inscrivit même le but égalisateur, hélas insuffisant pour qualifier l’équipe de France.

Hélas, le Racing, déjà à cette époque, manquait d’argent et Oscar Heisserer fut transféré à la fin de la saison 1937-1938 au Racing Club de Paris, club phare de l'époque. Il côtoya les vedettes qu’étaient Gusti Jordan, Rudi Hiden, Raoul Diagne ou Fred Aston. De surcroît, il se vit offrir une place à mi-temps dans un grand bureau de change parisien. Sous le maillot parisien, il remporta trois coupes de France, en 1939, 1940 et 1945.

Malheureusement, la guerre éclata alors qu’il n’était âgé seulement de 25 ans et elle le priva de ses plus belles années de footballeur. Il parvint à s'enfuir en Suisse en mars 1943 afin d'échapper à l'incorporation dans la Wehrmacht et participa à la libération de l'Alsace lors de l’hiver 44-45. Quelques semaines plus tard, alors qu'il n'avait plus touché un ballon depuis de nombreuses années, il reprit l'entraînement et marqua le troisième but parisien face à Lille en finale de la Coupe de France, le 6 mai 1945, soit deux jours avant la capitulation allemande. Moins de trois semaines plus tard il participa le 26 mai 1945 à l'une des pages les plus glorieuses de l'histoire de l'Equipe de France. Auteur d'une partie incroyable sur la pelouse de Wembley face à des anglais pourtant donnés largement favoris, Oscar Heisserer marqua à la dernière minute le but égalisateur du 2-2. Ce fut la première fois de l'histoire que l'équipe de France obtint un match nul en terre anglaise ! Oscar Heisserer fut alors promu au rang de héros national. Il connu en tout 25 sélections en équipe nationale, total qui aurait sans doute pu être largement doublé sans la guerre, et fut le seul alsacien de l’histoire à avoir porté le brassard de capitaine de l’Equipe de France et ce à sept reprises.

En 1945, c’est le retour au pays pour Heisserer qui rejoint un Racing exsangue et ruiné par la guerre. Et c’est pourtant en grande partie grâce à son entente parfaite avec Paco Matéo que le Racing allait encore connaître de merveilleux moments, notamment lors de la saison 1946-1947 au cours de laquelle le Racing termina 3ème du championnat et fut finaliste de la Coupe de France. Pourtant les blessures auront bientôt raison de la résistance du solide alsacien qui terminera sa carrière en tant qu’entraîneur-joueur à Lyon, qui sous sa houlette connaîtra deux montées en D1. Il laissera l’image d’un entraîneur efficace, mais autoritaire.

Le plus grand joueur alsacien de l’histoire raccrocha définitivement les crampons en 1951 et, après une courte expérience d’entraîneur du Racing en 1955 qui tourna court, il se consacra définitivement à ses affaires dans le secteur bancaire, avant de devenir chef d’entreprise dans l’industrie de la chaussure. Celui qui restera à jamais comme étant l’un des joueurs les plus emblématiques du Racing coula une retraite paisible du côté du quartier de la Montagne Verte avant de s'éteindre en octobre 2004, à l'âge de 90 ans.

conan - 24/01/2004

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alsacien68 13h54 ca va bien :-)
iloveracing 13h54 la patate et toi ?
alsacien68 13h52 salut baptoo67-rcs
baptoo67-rcs 13h52 salut
franzdurcs67 13h50 Foot :p ;)
franzdurcs67 13h50 bon moi j'y vais, ya mon couzz qui m'attend
franzdurcs67 13h50 Ouè Nimp'
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alsacien68 13h49 il l'on note pour son but pas pour son mach
alsacien68 13h49 la forme ?
roquettesyntaxe 13h48 les DNA notent n'importe comment j'ai l'impression
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